Cadre de l’Intervention de Dieu: La qualité à agir !

Dans la première partie de cette thématique intitulée « Si Dieu existe, pourquoi le mal », nous avons vu quelles pouvaient être ses diverses sources. Cette question appelle nécessairement une autre, celle de l’intervention de Dieu. Sur cette terre livrée à l’Homme, Dieu n’intervient- il jamais?

Lire https://plumepelerine.fr/si-dieu-existe-pourquoi-le-mal/ Intervention de Dieu

Dans beaucoup d’opérations juridiques, seules les parties, c’est-à-dire les titulaires des droits et devoirs, peuvent agir, porter une action en justice.

Par exemple, ne peut demander le divorce que l’époux, pas la belle-mère, quand bien même elle abhorrerait sa belle-fille. C’est la question de la qualité à agir.

De même, Dieu ne peut intervenir « comme ça » dans notre vie, alors même qu’il nous désapprouve.

Il existe cependant plusieurs mécanismes qui permettent de faire intervenir une tierce personne dans une opération qui ne la concernait pas au départ. Je choisirais ici, à dessein, l’illustration de la tutelle.

Tutelle Divine

La tutelle est un régime de protection à destination des mineurs et des majeurs dits « incapables ».

La gestion et l’administration de leurs biens ainsi que la protection de leur personne sont confiées à une personne tierce. Celle-ci, appelée le tuteur, exerce un « pouvoir » ou un mandat.

En vertu de ce mandat, cette 3ème personne pourra agir en lieu et place de la partie protégée, mais seulement quand on le lui permet, et dans le cadre qui lui est défini.

C’est la même chose entre Dieu, nous, et le diable. Pour que Dieu régisse notre vie, nous devons le lui permettre. Oui, le grand Dieu a besoin de notre permission pour s’ingérer dans nos affaires.

Si nous nous plaçons sous sa tutelle, comme des personnes incapables (ce que nous sommes en fait car limitées), et reconnaissons sa Seigneurie, il pourra ainsi nous redistribuer le pouvoir chèrement reconquis et arraché au diable, à la croix.

Le respect de la loi et le cri du prieur

Dieu respecte les lois immuables, universelles, naturelles et physiques qu’il a incrustées dans l’ADN de la terre.

La gravité, les semailles et la moisson, la succession du jour et de la nuit, la vie et la mort, mais également le droit de propriété de l’homme sur son âme. Il lui a donné le libre arbitre lors de la création pour ne plus lui retirer.

L’article 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 reconnait le droit de propriété comme « inviolable et sacré ». On n’aurait pu choisir meilleurs termes. https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789

Dieu l’a reconnu le premier. Il ne s’ingère pas dans la gestion du gouvernement terrestre de manière générale, à moins qu’une vie ne l’invite en particulier.

Contrairement à une idée reçue, « Dieu ne contrôle pas tout dans ce monde. Il ne gouverne pas la terre. Un jour il le fera, gloire à Dieu ! Mais actuellement, sa volonté ne s’accomplit pas sur la terre, elle s’accomplit dans la vie des gens qui s’abandonnent à lui »

Kenneth E. Hagin

Un contraste s’est développé entre réalité terrestre et désir céleste. On peut ainsi comprendre plus naturellement la directive de prière que nous donne le Christ : « Que ton règne vienne ; Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6 :10). C’est une aspiration qui s’élève comme un appel à l’aide pour la terre.

L’intervention de Dieu se trouve être subornée au cri du prieur.

 « Il semble que Dieu soit limité par notre vie de prière, et qu’il ne puisse rien faire pour l’humanité à moins qu’une personne ne le lui demande »

John Wesley

Et c’est au prieur, à vous et moi, de porter le cri vers Dieu, pour nous et pour les autres.

Blâmer Dieu, oublier le Père

Je m’étonne aujourd’hui de cette hypocrisie, parfois inconsciente, que j’ai partagée hier. On ne veut pas aimer Dieu, ni le connaitre, encore moins vivre avec lui mais on attend de lui qu’il serve nos besoins et qu’il nous protège; eh bien parce que c’est Dieu, un puissant instrument qui est là pour ça.

On le rend aisément responsable des malheurs sans reconnaître en lui la source du bonheur.

 « Le plus grand drame de notre vie, c’est de considérer Dieu comme un concept et non comme une personne »

Aristote de Plume Pelerine.

On n’imagine pas qu’il ait un cœur pouvant être attristé. Certes, nous bénéficions de tant de droits et c’est tout le bonheur d’avoir un Dieu. Mais la réciproque est vraie. Lui aussi en a, comme le Père qu’il est.

En effet, il ne faut pas l’oublier! Le Seigneur Jésus nous a appris que Dieu est notre Père, qui est aux cieux. C’est vrai que quand nous levons les yeux, nous sentons le ciel si loin, si hors d’atteinte. Et dans notre cœur, nous le voyons parfois ainsi.

Nous décidons nous même de la distance entre Dieu et nous

Jeremy Sourdril https://emcitv.com/

On cherche si loin ailleurs, ce qui se trouve dans notre cœur.

Imaginez-vous avoir un père que vous ne visitez jamais, à qui vous ne parlez jamais, que vous ne respectez pas, dont vous restez sourd à tous les appels. En somme, qui n’existe pas pour vous. Seulement, au jour du malheur, vous le blâmez de ne pas vous avoir protéger.

Dieu est pourvoyeur et protecteur, mais aussi et avant tout un Père, pas un instrument, pas une notion. L’Intervention de Dieu dans la vie, c’est aussi une question de relation.

Appeler Dieu

« Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous… »

Jacques 4:8

Je ne prétends pas répondre pour tous, car nos histoires et nos parcours sont si singuliers. Toutefois, je peux dire que j’ai rencontré Dieu quand j’ai décidé d’aller chercher moi-même les réponses.

J’ai interrogé ceux que j’entendais parler de lui, puis je suis allée découvrir ce qu’il a lui-même dit de lui. J’ai commencé sans le réaliser à devenir une autre personne et à le compter dans ma vie. Je titube encore, mais il est là avec moi.

J’ai découvert une personne et non une couche d’air invisible qui recouvrirait la terre. Aussi, j’ai su qu’en plus de celui qui m’a engendré biologiquement, j’avais un Père dans les cieux.

Dieu n’engendre pas le mal, il le guérit. Cependant, nous n’allons pas vers lui. Il nous a montré le chemin : accepter Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

A vos plumes et que Dieu vous bénisse !

© 2020, Loraine. All rights reserved.

9 Replies to “L’INTERVENTION DE DIEU”

  1. Je ne suis pas d’accord à l’idée de dire que Dieu n’agit pas sur la terre sans l’appel du prieur ou des hommes qui lui font appel. Je suis apprenti lecteur de la Bible, je ne sais pas si je me trompe mais Dieu est descendu pour frapper des peuples, des rois quelques fois. Sa colère n’est pas une manière d’agir ?

  2. Si Dieu existe pourquoi le Mal? et si il n’existait pas? c’est quoi le mal? la conjonction « si » pose déjà la question du doute. et ramène chacun sur la conception de la croyance à l’existence ou non d’un être supérieur (que selon les cultures surtout occidentale, on a donné l’appellation Dieu). Pour la notion du Mal ou du Malin cela ne revient il pas à la même chose? l’évolution de la conception du mal a évolué avec l’humanité, certains acte comme « l’esclavage, le mariage consanguin » pour ne parler que de ça a évolué, hier accepté par tous aujourd’hui rejeté quasiment par tous… sans plus aller loin, j’estime que ce qui est cher c’est la notion du choix, croire ou ne pas croire est un choix et engagement une certaine responsabilité envers soi-même d’abord et envers les autres ensuite. j’ai essayé de dire

    1. Merci beaucoup pour cette analyse Aldo. Avec ce conditionnel « Si » j’endossais la personne de ceux qui remettent justement en question l’existence de Dieu sur la base de cette argumentation. certains disent que Dieu n’existe pas car le mal existe sur terre. L’idée étant assez manichéenne et incomplète car elle postule que Dieu étant le bien, le mal que nous voyons sur la terre ne devrait pas exister. D’où les développements de ces deux articles principalement pour expliquer que la présence du mal sur terre ne remet en cause ni l’existence de Dieu ni son amour.

      Quant au choix, la Bible elle même enseigne que Dieu en créant l’homme lui a laissé son libre arbitre, c’est pourquoi bien qu’étant le Dieu tout puissant qu’il est, les hommes ont toujours la liberté de croire en lui ou non. Toutefois, il nous fait cette invitation à travers sa Parole, que croire en lui est le meilleur chemin pour cette vie et au delà sans jamais nous y contraindre.

      Bien à toi

  3. ce cour de droit que j’ai pu détester a la fac m’a paru si clair tout d’un coup😅 .j’aime j’aime j’aime et je bénie Dieu de me fortifier et me persévérer dans la lecture car j’arrête de lire au bout de 4lignes mais là j’ai pris goût et je suis allée au bout😅. Cest plein de vérité et de révélation chacun de nous est libre de choisir son maître. Castanou disait on est esclave soit de Jésus soit de Satan selon celui qu’on choisit de servir. Que Dieu bénisse l’équipe 🙏😘

  4. On ne s’en rend pas suffisamment compte.
    Il nous a véritablement laissé le choix de mener notre vie comme bon nous semble.
    Et je l’avoue que très souvent nous menons notre vie selon notre bon vouloir, et au jour de l’affliction nous crions « Pourquoi Seigneur!? ».
    A nous de trouver l’équilibre parfait entre le libre arbitre et sa Volonté.
    De dépendre pleinement de Lui et de ne pas compartimenter nos vies.
    Merci encore pour ce partage c’est une vraie piqûre de rappel.

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